Séisme – Nouvelle distribution dans la vallée d’Imlil
Ainsi une semaine après le séisme 600 familles au total ont bénéficié d’un soutien matériel et moral.
« Ce qui facilite les opérations c’est l’engagement bénévole important des associations locales et de leurs membres, qui gèrent la récupération et la distribution – la crédibilité à 100% de RIM et les liens tissés par RIM depuis plusieurs années tant avec les associations qu’avec les autorités locales permettent une grande efficacité dans l’action. »
Grace à la mobilisation intensive des membres et amis de RIM, un premier camion a pris la route Mercredi 13 septembre, très tôt pour éviter les embouteillages.
300 kits, comportant couvertures, produits d’hygiène et vivres.
Les associations locales de 2 douars, Tagadirt et Imi Oughlad s’étaient organisées pour venir récupérer les kits
Une chaine solidaire qui fait chaud au cœur !




Au delà du soutien matériel particulièrement utile, c’est aussi l’attention que nous témoignons à ces enfants, à ces femmes et hommes, qui est importante. Vous n’êtes pas seuls dans l’épreuve, nous pensons à vous.
Une opération structurée, organisée, où chacune et chacun a apporté sa précieuse contribution
Mobilisons-nous pour les opérations suivantes !
Le 18 décembre, l’association RIM a tenu son AG à Paris. L’AG de RIM Maroc a eu lieu le 11 janvier 2019 à Casablanca.
De belles avancées ont été soulignées, en particulier dans la vallée d’Imlil.
Les discussions ont porté sur les enjeux à venir en 2019 : pérenniser le projet Préscolaire, lancer un programme de rénovation des écoles primaires, renforcer la capacité d’accueil du foyer de collégiennes d’Asni, élargir notre action à d’autres régions… Un vaste programme !
L’ensemble des bénévoles se sont fixés comme objectif de participer activement à la campagne de levée de fonds.
Bienvenue au nouveau bureau, qui sera chargé de coordonner l’action de tous !
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Proposer aux clients des supermarchés de faire un petit don lors de leur passage en caisse, c’est la bonne idée proposée et mise en œuvre par microDON, start-up de l’économie sociale et solidaire qui a vu le jour en 2009. Affectée au supermarché DIA sur l’avenue d’Italie dans le 13ème arrondissement de Paris, RIM a mobilisé ses bénévoles pour la deuxième fois pour cette opération. Retour sur une expérience avant tout humaine.
Ecrit par l’équipe de RIM, le 12 octobre 2015
C’est à l’initiative de l’entreprise microDON que plus de 200 associations ont élu domicile, le temps d’un week-end, dans différents supermarchés parisiens. Conduite en partenariat avec les enseignes Franprix, Monoprix et Dia, cette opération présente des vertus multiples.
« Les petits ruisseaux font les grandes rivières »
Tout d’abord, et c’est son objectif premier, elle permet de collecter des fonds pour un projet donné. RIM a fait le choix de consacrer ces deux journées de mobilisation au financement d’un foyer de collégiennes dans la région de Beni Mellal. Grâce à la générosité des clients du supermarché Dia Avenue d’Italie, nous avons collecté en deux jours la somme de 500 euros, une somme qui correspond à l’hébergement d’une collégienne pour toute une année scolaire.
Créer du lien
Mais au-delà des fonds collectés, l’opération a également permis de donner de la visibilité à notre association, d’échanger avec de nombreux habitants et de les informer de nos projets.
Notre équipe de bénévoles, menée avec talent par Assia, Ines et Ali, s’est renforcée de nouvelles recrues : Ghislane, Kenza, et de nombreux autres qui se reconnaîtront. Leur énergie et leur enthousiasme ont été précieux, et leur engagement à nos côtés, surtout s’il est durable, est prometteur.
Un bel exemple de solidarité
Enfin, ces deux journées furent riches en enseignements sur le plan humain. Les personnes que nous avons rencontrées ont réagi de manière très variée. Les uns, touchés de voir des jeunes se mobiliser pour d’autres jeunes, accompagnaient leurs dons de sourires et d’encouragements. D’autres, pour des raisons propres à chacun, préfèrent s’abstenir. Mais le fait le plus marquant de ces deux jours restera incontestablement l’incroyable générosité de cet homme démuni, sans domicile fixe, et qui malgré ses maigres moyens, a tenu à apporter sa contribution financière à l’avenir d’enfants qui vivent à plus de 2000 kilomètres de distance. Un remarquable exemple de solidarité à méditer.
Nous sommes en 2015, et pourtant, à l’issue de l’école primaire, moins d’un enfant marocain sur deux est capable de lire une phrase correctement. Face à ce constat amer qui illustre l’échec du système éducatif, la société civile marocaine s’organise, à l’image de l’association RIM (Relais Instruction éducation Maroc) qui agit depuis près de 15 ans pour favoriser l’accès à l’école dans les régions défavorisées.
Publié sur www.opinion-internationale.com le lundi 30 mars 2015
L’Education, véritable talon d’Achille du pays
Alors que des progrès significatifs ont été enregistrés dans de nombreux domaines (économie, pouvoir d’achat, libertés), l’Education reste le véritable talon d’Achille d’un pays où les inégalités demeurent importantes, particulièrement entre les villes et les campagnes. Selon le dernier rapport de l’UNICEF, seuls 70 % des enfants en milieu rural accèdent au collège et à peine 30,6 % au lycée (21,9 % chez les filles). Des chiffres inquiétants qui expliquent en partie le mauvais classement du Maroc en matière de développement humain (129ème rang en 2013 d’après le PNUD, loin derrière la Tunisie et l’Algérie).
Ce retard pris en matière d’éducation peut s’expliquer de différentes façons : conditions d’enseignement très difficiles, enseignants mal formés, éloignement des écoles en milieu rural, subsistance d’obstacles culturels à la scolarisation des filles, enseignement basé sur l’apprentissage par cœur plutôt que sur le développement d’un véritable esprit critique… Certains y voient également une part de l’héritage des années de plomb, pendant lesquelles l’Education fut loin d’être la première des priorités.
Depuis le début des années 2000, les efforts consentis par les pouvoirs publics sont pourtant bien réels, comme en témoignent les nombreux projets menés dans le cadre de l’INDH (Initiative Nationale pour le Développement Humain), initiative d’envergure nationale qui repose sur une approche participative et inclusive, ainsi que sur le ciblage des territoires les plus pauvres. Le Maroc consacre d’ailleurs 5,4 % de son PIB à l’éducation, contre seulement 3,7 % en moyenne pour les pays à indice de développement humain moyen (rapport PNUD 2014).
« Nous pouvons relever le défi si chacun y prend sa part »
Professeur des Universités à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers de Paris, où elle assure également la direction scientifique d’un Institut de recherche en biomécanique, Wafa Skalli fait partie de cette diaspora marocaine qui a à cœur d’agir pour son pays d’origine. Pragmatique, elle impulse en 2001 la création de l’association RIM (Relais Instruction éducation Maroc), qui agit en lien étroit avec les acteurs locaux des régions ciblées, pour répondre aux besoins exprimés par les populations en matière de scolarisation.
Ces actions concernent tant l’aspect infrastructurel et matériel (salles de classe, foyers de jeunes collégiennes, fourniture de vélos aux élèves pour se rendre à l’école,) que des initiatives de plus grande envergure, comme le projet intégré de développement par l’éducation de la vallée d’Imlil, conduit en partenariat avec l’ONG Aide et Action International. En près de 15 ans, l’association a contribué à la scolarisation de plus de 2000 enfants.
Convaincue qu’il n’y a pas de fatalité, Wafa Skalli ne jure que par l’action : « L’Etat ne peut pas tout. Chacun d’entre nous doit faire quelque chose pour permettre à ces enfants d’aller à l’école et d’être scolarisés dans de bonnes conditions. Nous sommes une association de taille modeste mais avec l’ensemble des bénévoles de RIM, jeunes et moins jeunes, français amis du Maroc, marocains et binationaux, déterminés à faire avancer les choses, nous faisons notre part du travail. Si chacun s’y met, si chacun donne un peu de son temps, de son énergie, de sa compétence, ou/et contribue financièrement, alors ce pays relèvera le défi. »
« Sur le chemin de l’école » : de la misère à l’espoir
Cette énergie, Zahira n’en manque pas. Comme Jackson, Carlos et Samuel, cette fillette de 12 ans, originaire de la vallée d’Imlil, effectue un véritable périple pour se rendre à l’école, où elle passe la semaine dans un foyer grâce à l’action de RIM et ses partenaires. C’est le courage et la détermination de ces quatre enfants que Pascal Plisson a choisi de mettre en lumière, grâce au film documentaire « Sur le chemin de l’école », tourné au Kenya, en Argentine, en Inde et au Maroc. Mêlant tendresse, humour et intelligence, sur fond de merveilleux paysages, ce film connut un succès unanime en France, avec plus d’1,2 million d’entrées et le César du meilleur film documentaire obtenu en 2014.
L’association RIM s’appuiera ce mardi sur la diffusion de cet excellent outil de sensibilisation pour organiser une table-ronde sur le soutien à l’Education au Maroc. En partenariat avec la Fondation Maison du Maroc, cette projection-débat se déroulera à la Cité Universitaire de Paris, en présence du réalisateur Pascal Plisson et d’intervenants de qualité. De belles émotions en perspective, mais également une belle occasion pour réfléchir, sensibiliser et dialoguer, car comme le disait Nelson Mandela, « l’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde. »
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