Didier Cassan, membre de RIM, témoigne après sa visite du projet.

Découvertes dans la vallée d’Imlil…

Nous sommes quelques-uns de RIM à nous être récemment rendus dans la vallée d’Imlil : notre présidente, Wafa, Ali Benkirane, Touria Skalli  et Azelabab Aloui, tous deux bénévoles très
actifs au sein de RIM Maroc, ainsi que deux membres de l’équipe de RIM Maroc, Ghizlane Boulouart et Badiaa Khalid, et moi-même, groupe auquel s’étaient joints deux membres éminents de l’Association « Sur le chemin de l’école ».

De l’équipe RIM, j’étais le seul à venir pour la première fois dans la vallée d’Imlil. Qu’y ai-je vu ?

D’abord des enfants, ceux de la classe n° 23, cette classe que nous venions inaugurer toute belle avait en effet ouvert ses portes seulement huit jours auparavant, ceux de la classe n° 22 et ceux de la classe n° 1, qui a été ouverte il y a maintenant 10 ans. Dans toutes les classes, les enfants sont répartis en trois groupes d’une huitaine d’enfants, selon leur âge : 3, 4 ou 5 ans. L’éducatrice avisée peut ainsi dispenser un enseignement adapté selon les capacités et les enfants se montrent très attentifs. Là est le fruit de notre labeur collectif.

Ensuite des parents, de simples villageois, manifestement heureux de la chance ainsi offerte à leurs enfants. Je me souviendrai longtemps de l’accueil chaleureux que nous avons reçu de ceux de Tamatert. C’était à la fois simple et beau, généreux et sincère. Merci à eux pour ce moment de partage.

Des responsables aussi : en premier lieu, le Président de la Commune d’Asni, lequel, conquis par les réalisations, a décidé séance tenante d’augmenter la part de la prise en charge du fonctionnement des classes de préscolaire de la vallée d’Imlil des deux mois actuels à trois mois, et même à quatre mois par an dès l’année prochaine ; des membres actifs d’associations locales, avec lesquels j’ai compris l’utilité de telles réunions.

Et puis à Imlil, nous avons visité le foyer de jeunes filles dont RIM assure le financement de son fonctionnement. Le foyer est manifestement bien tenu. Parmi les 20 résidentes habituelles, seules deux étaient encore présentes ce samedi après-midi. Nous étions en retard sur le programme annoncé et les 18 autres, qui nous avaient attendus pendant toute la matinée, étaient parties comme chaque semaine avec leurs familles pour revenir pour les cours du lundi matin. Qu’à cela ne tienne, l’une des deux collégiennes a lu en arabe le message que Zahira Badi, qui connaît bien le foyer pour y avoir résidé, avait rédigé à leur intention. J’ai eu moi-même le plaisir de lire ce texte en français. Un très beau texte en vérité, à la fois dense et encourageant, réaliste et volontaire, mobilisateur comme j’ai rarement vu de la part d’une personne âgée d’un peu moins de vingt ans. Il ne serait pas surprenant que son auteur ait un de ces beaux destins qui dépassent de loin celui d’un simple individu.

Enfin à Marrakech, nous avons rencontré le responsable du Mandarin Oriental et son équipe. Belle entente. Un partenariat devrait se mettre en place avec des solutions porteuses. Imlil et sa vallée ne sont qu’à une soixantaine de kilomètres. A suivre.

Didier Cassan